Critique – Lockout : seul contre tous

Xeen 21/04/2012 0 Partager sur Facebook
Critique – Lockout : seul contre tous

MS One est une maison d’arrêt expérimentale en orbite où sont maintenus dans un sommeil artificiel les 500 criminels les plus dangereux de la planète. Quand la vie de sa fille est menacée par une mutinerie, le Président des Etats-Unis envoie Snow pour la sauver.

Copie carbone ou hommage aux films d’action des années 80/90 à la Bruce Willis ou Mel Gibson, Lockout, la dernière production Luc Besson et le premier film du duo James Mather et Stephen St Leger réussit l’exploit de manquer totalement d’originalité tout en restant un spectacle distrayant.

Enchaînant sans aucun souci de crédibilité des scènes d’action basiques et attendues, c’est LE film dont Han Solo serait fier. Le personnage central, Snow, interprété par l’australien de cœur Guy Pearce, qui a déjà à son actif Memento, La machine à explorer le temps, (bientôt l’attendu) Prometheus, et vient de signer pour Iron Man 4 (pour le rôle d’Aldrich Killian, le généticien qui met au point dans les comics le sérum Extremis) débite à longueur de plans des répliques ironiques taillées sur mesure avec un aplomb d’action hero endurci en roulant des biceps avantageux. Pearce est bon acteur et il réussit dieu merci à ancrer le film quelque part à mi-chemin entre New York 1997 et Fortress.

Le pitch tient sur un timbre poste. Snow, condamné pour un crime qu’il n’a pas commis, doit purger une peine de 20 ans en animation suspendue dans une station carcérale high tech en orbite autour de la Terre. Il échappe de justesse à l’incarcération, pour y être envoyé en mission de sauvetage : la vie de la fille du Président des Etats-Unis, en mission humanitaire, est en danger quand les détenus s’emparent de la station. Evidemment, il le fait quasiment avec les dents et un couteau suisse mais ça n’a pas vraiment d’importance. Rien ne tient vraiment debout dans le film, sauvé par un dialogue sarcastique et des effets spéciaux assez bluffants.

On l’aura compris, il vaudra mieux laisser son cerveau au vestiaire avant de rentrer dans la salle. Pourtant, si vous tentez le coup, non seulement vous ne vous ennuierez pas une seconde mais vous rirez aussi beaucoup (au premier et à tous les autres degrés), passé le premier moment d’agacement bien compréhensible en découvrant que la fille du Préz n’est autre que Maggie Grace, dont les seuls faits d’arme sont d’avoir joué dans LOST et Twilight.

Lennie James (Jericho, Hung) et l’étonnant Joseph Gilgun (Misfits) qui compte pour beaucoup dans la ‘réussite’ du film complètent une distribution piochée parmi les castings télé de la dernière décennie.

Si vous chercher un pur film d’action, allez voir Lockout, vous ne serez pas déçu.

Lock Out

Sortie : 18 avril 2012

Film de science-fiction de James Mather, Stephen St Leger avec Guy Pearce, Maggie Grace, Vincent Regan, Joseph Gilgun, Lennie James, Peter Stormare.

Durée : 96 mn
Editeur : EuropaCorp