Critique : “The Amazing Spider-Man” manque de swing

Xeen 07/07/2012 2 Partager sur Facebook
Critique : “The Amazing Spider-Man” manque de swing

Peter Parker décide d’élucider la disparition de ses parents et retrouve le docteur Curt Connors, ancien collègue de son père. Mais sa visite à Oscorp aura des conséquences dramatiques.

Reboot très attendu, The Amazing Spider-Man de Mark Webb (500 jours ensemble), —au nom prédestiné, scénarisé par James Vanderbilt (Zodiac), Alvin Sargent (Spider-Man 2 et 3) et Steve Kloves (les Harry Potter) reprend la trame du comics créé en 1962 par Stan Lee et Steve Ditko en collant un peu trop à l’univers de Sam Raimi. Car contrairement à ce que laissaient penser les différentes bandes-annonces, les scénaristes n’ont pas ré-écrit l’histoire de Peter Parker.

Au panier toutes les pistes qui conduiraient à des expériences de Richard Parker (d’agent secret dans les comics, il est devenu scientifique) sur son propre fils ce qui expliquerait l’explication lourdingue de Connors sur ses expérimentations pour Oscorp et aurait grandement ressemblé à ce qu’avait déjà fait Ang Lee avec Hulk.
Disparu le SWAT team transformé en lézards (Mega Blocks avait d’ailleurs édité une série de personnages, spoilant totalement la fin du film de Webb). Exit la mort de Rajit Ratha aperçue dans les mêmes teasers.
Idem pour une grande partie du repas chez les parents de Gwen, scène déjà postée sur internet dans son intégralité. Andrew Garfield déclarait il y a quelque temps qu’on avait coupé au montage sa scène préférée (un rendez-vous romantique de Peter et Gwen Stacy).
On se doute que ces changements sont liés à un screening désastreux organisé par Sony en mai sans qu’on supprime pour autant le sous-titre “L’histoire jamais révélée“.

Doit-on regretter ces coupes sombres ? Honnêtement, je ne pense pas. Peter Parker est un des héros de MARVEL dont la vie privée est une catastrophe permanente. Englué dans des problèmes d’argent et des soucis d’ordre professionnels, la santé chancelante de sa tante May le place en outre dans des situations souvent difficiles. En dire plus sur ses parents qui étaient très accessoires dans le comics me semble inutile. Je crois que Peter est comme tout le monde et qu’il n’a pas vraiment envie d’en savoir plus. Cependant, le scénario laisserait penser qu’ils sont toujours en vie. J’espère bien qu’ils resteront où ils sont par la suite !

Maintenant, le film et ses inévitables sequels étaient-ils nécessaires ? Sûrement pas. Après trois bons quart d’heures soporifiques sauvés de l’oubli par Martin Sheen et Sally Field (qui n’avaient pas tourné ensemble depuis 1971) et un Andrew Garfield attachant dans le rôle titre, la machine commence à s’échauffer sans que jamais elle n’arrive à atteindre une vitesse de croisière raisonnable en dépit d’une mise en scène et d’une direction d’acteurs de qualité.

Certes, c’est un film agréable et le caméo de Stan Lee, un des meilleurs à ce jour, restera d’anthologie, mais ça ne suffit pas pour qu’on s’extasie devant le retour d’un Spider-Man qui ne nous avait pas vraiment manqué.

The Amazing Spider-Man

Sortie le 4 juillet 2012

Film de Mark Webb, Marc Webb avec Andrew Garfield, Emma Stone, Rhys Ifans, Denis Leary, Campbell Scott, Irfan Khan, Martin Sheen, Sally Field

Durée 137 mn

Sony Pictures Releasing

  • Nikolas

    Tu oublies juste une chose selon moi c’est la 3d. A part transformer3 filmé avec des cameras 3d et kungfu panda2  vraiment fait pour la 3d, je n avais jamais vu une si belle 3d.  C’est le premier film, selon moi, où l’on en profite. 

    • http://twitter.com/FringeFFF Xeen CYR

       on regrette d’autant plus qu’il n’y ait pas davantage de scènes qui profitent du procédé !